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Le militaire, qui a enquêté sur l'affaire Clearstream, a réaffirmé avoir eu connaissance de la falsification des listings dès juillet 2004 et en avoir averti immédiatement l'ancien Premier ministre. Ce que nie Dominique de Villepin. Ce point est central pour l'accusation, qui affirme que le prévenu, alerté de la calomnie, aurait pu y mettre fin. À cette époque, l'officier rentre de Suisse où les autorités viennent d'opérer des vérifications qui l'ont convaincu que les listings ont été falsifiés et que certains noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, y ont été ajoutés pour les discréditer. Le 19 juillet 2004, lors d'une réunion au ministère de l'Intérieur, "j'informe Dominique de Villepin de la certitude, j'insiste sur ce mot, que nous avons Philippe Marland (le directeur de cabinet de la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, ndlr) et moi-même de la fausseté des listings", assène le général Rondot. Dans une note qu'il a rédigée juste après, l'officier écrit : "Mes vérifications ne sont pas venues étayer la thèse de Jean-Louis Gergorin. Mes doutes et interrogations demeurent." Plus loin, il cite une remarque qu'aurait eue alors Dominique de Villepin : "Si nous apparaissons, le PR (le président de la République, ndlr) et moi, nous sautons." "Je ne sais toujours pas, aujourd'hui, ce qu'on me reproche" Philippe Rondot a redit jeudi, mais cette fois avec une