FINANCEMENT DU PROCÈS HABRE : Le Sénégal propose un fonds spécial géré par l’Union africaine
Date : Tuesday 10 February 2009 @ 02:25:21 :: Sujet :
Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, a révélé, hier, au cours d’un point de presse, que le Sénégal avait proposé la création d’un fonds spécial géré par l’Union africaine pour le financement du procès d’Hissène Habré.
Cheikh Tidiane Gadio faisait le compte rendu des conclusions du dernier sommet de l’Union africaine tenu à Addis-Abeba, en Ethiopie.
Parmi les dossiers défendus par le Sénégal lors du sommet de l’Ua, figurait en bonne place le procès d’Hissène Habré confié à notre pays par l’instance africaine. Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères a déploré le glissement opéré dans le dossier avec les critiques contre le Sénégal, par des Ong.
Il a rappelé que notre pays a été désigné par l’Union africaine pour organiser un procès juste et équitable.
Cheikh Tidiane Gadio a précisé que le Sénégal ne veut pas polémiquer sur le budget nécessaire pour ce procès. C’est pourquoi, le président Wade a proposé à ses pairs la mise sur pied d’un fonds spécial pour collecter l’argent nécessaire au procès.
Le thème central du sommet sur les infrastructures a été introduit par Me Abdoulaye Wade, qui a rappelé leur place et nécessité dans tout processus de développement.
Pour convaincre de la pertinence du classement des infrastructures en super priorité, Cheikh Tidiane Gadio a cité l’époque coloniale, période durant laquelle les premiers routes, chemins de fer, ports, aéroports, ont été installés.
Cheikh Tidiane Gadio s’est réjoui de constater qu’avec l’appui des partenaires, les investissements en Afrique dans les infrastructures sont passés de quatre à quatre-vingts milliards ces dernières années.
Les conflits en Afrique et la recrudescence des coups d’Etat ont aussi intéressé les chefs d’Etat. Le ministre d’Etat est revenu sur la position du Sénégal sur la Guinée pour dire que c’est une question de bon voisinage. Il a ajouté que notre pays reste ferme sur le principe en condamnant tout coup d’Etat, mais a privilégié la recherche de solutions pacifiques en Mauritanie et en Guinée.
La question du gouvernement de l’union a été traitée au cours d’une session spéciale. Le sommet a décidé la transformation de la Commission en une Autorité de l’Union africaine composée d’un président, d’un vice-président et de secrétaires.
Cette étape, qui consacre l’institutionnalisation du gouvernement continental, est à saluer comme une avancée majeure vers les Etats unis d’Afrique.
Mbaye Sarr DIAKHATE
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