« Parler moins et agir plus pour un Sénégal en marche dans une Afrique debout et conquérante »
Date : Friday 13 February 2009 @ 20:50:45 :: Sujet :
Discours introductif de Sékou DIABATÉ au diner-débat du 11 février 2009 sur : «La situation politique du Sénégal: enjeux, responsabilités et propositions »
Après notre premier diner-débat du 16 janvier 2009 autour du livre de Momar Sokhna DIOP, « Quelles alternatives pour l'Afrique? » dont vous venez de suivre la diffusion, nous voici encore réunis autour de la table pour discuter de la situation de notre pays, de ses enjeux , responsabilités et propositions. A cet égard, nous remercions Mme Aïda KA, la patronne de « Chez Aïda » , M. Mansou DIALLO dit Goudoulouss, Président de Paris MBAPATT,Djpacko de khadyfm.com, sans oublier Daouda NDIAYE, Consultant et Mamadou DÉME, sociologue qui ont accepté de nous accompagner. Nos remerciements particuliers à Lucien Brice. GBAGUIDI et l'unisable M. TALL pour leur implication remarquable, SANS OUBLIER Monsieur Amadou Ciré SALL, député, Mme Awa KANE ANN, Sénatrice.
Nous vous remercions toutes et tous d'avoir répondu à notre invitation et sommes convaincus qu'au-delà de nos cheminements différents, notre objectif commun devra être de renforcer le socle de convergences, pour des règles démocratiques de dévolution du pouvoir, un mode de fonctionnement rationnel qui participent à une meilleure sécurisation de l'espace démocratique par le respect de l'ordonnancement qui donne corps à la bonne gouvernance, le respect des libertés individuelles et collectives, tout comme le droit d'informer et de s'organiser restent des indicateurs fiables de la bonne santé d'un État de droit. C'est pourquoi nous insistons sur le sens aigu des responsabilités des acteurs, qu'ils soient du régime, de l'opposition, de la « société civile ».
Nous n'avons jamais abdiqué face à la facilité en nous satisfaisant d'accusations non vérifiées au détriment de la déontologie de notre métier ou mission: notre ambition n'est pas de participer à fausser le jeu démocratique mais de nous impliquer encore plus en posant par la réflexion les véritables problématiques et par l'action les urgences populaires. C'est pourquoi nous insistons pour:
l'abolition de l'article 80 du Code pénal qui légalise le délit de presse et constitue de ce fait, une excroissance de notre ordonnancement juridique pour le droit à l'expression. Il en est de même de l'article 139 et suivants. Ces articles doivent connaître un aménagement qualitatif à la hauteur de l'évolution des acquis de notre démocratie mais pondérés par le sens de la responsabilité dont doivent faire les journalistes et autres acteurs des medias.
un re-aménagement institutionnel qui mettrait fin au déséquilibre et à la confusion des pouvoirs qui ne doivent pas obéir aux contingences partisanes, mais plutôt assurer entre autres, une Justice indépendante, garante de la cohésion sociale et de l'unité nationale.
Le traitement de la redoutable ex plosive question des terres.
Parce que nous refusons d'être une masse de manœuvre qui n'est souvent visitée qu'en périodes électorales et dont les projets majeurs et crédibles restent souvent sans suite, peut-être pour des raisons politiciennes, impliquons-nous de manière responsable, en tant que fraction extérieure de la Nation, digne et dynamique par son apport économique, mais surtout par ses idées et sa mobilisation, pour des bonds qualitatifs au service du peuple!
Tous ceux qui nous accompagne ou nous fréquentent le savent: nous ne sommes pas des politiciens ni des experts dans les combinaisons politiciennes qui sont légion dans le champ politique.
Nous sommes pour la plupart, des démocrates et des patriotes qui sont préoccupés par l'évolution de du Sénégal en cette période d'incertitudes généralisée partout dans le monde.
Nous ne pouvons pas être insensibles à la crise financière et économique que nous ressentons de plein fouet, tout comme nous nous intéressons à ce qui se passe chez nous, par rapport à son évolution politique, et démocratique, économique et sociale..
Nous avons confiance au sens des responsabilités de chacun d'entre vous.. C'est pour cette raison que nous revendiquons le droit à l'écoute et comptons sur vous pour le respect des règles de notre espace qui est à la fois un laboratoire de conceptualisation théorique et de mise en relation, une plateforme d'ingénierie de projets et d'actions concrètes, au service de la Démocratie et du Développement, en France et en Europe, au Sénégal, en Afrique et ailleurs.
Nous avons tous une part de liberté dans l'implication aux initiatives de la C.A.S.E. Nous avons tous une part de responsabilité du présent et de l'avenir de notre pays et de l'Afrique: c'est ce qui fonde nos actions qui exigent une solidarité dans leur réalisation, par la concertation dans la discipline, au service des intérêts de toutes et tous, ici et là-bas.
Ensemble, démarquons-nous du jeu politicien d'où qu'il vienne pour qu'il soit pris en compte nos intérêts de Sénégalais de l'Extérieur à travers des projets réalistes et fédérateurs en renforçant la C.A.S.E qui constitue à ce jour, par son architecture et sa stratégie, son orientation et ses actions, l'espace le plus crédible qui continue à faire ses preuves par une présence soutenue et des activités constantes sur le terrain, pour un Sénégal en marche, dans une Afrique debout et conquérante. Nous vous demandons d'y adhérer par un soutien militant comme l'ont déjà fait les 180 Associations et individualités .qui la composent à ce jour, dans les secteurs citoyenne et économique, culturel et sportif, éducatif et social...
Nous vous remercions de votre attention et vous appelons à observer une minute de silence pour:
un Homme d'État fait de rigueur et d'opiniâtreté, de probité et d'humilité auprès de qui nous avons beaucoup appris: le Président Mamadou DIA, ancien Président du Conseil.
Son honorable Joseph NDIAYE, inégalable icône du Conservatoire du Musée de l'île de Gorée à qui nous allons aussi rendre hommage après une concertation avec d'autres leaders et espaces panafricains.
Sékou DIABATÉ
Coordinateur de la C.A.S.E
Président d'IACD
Tél.: 06 13 91 24 14
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