En novembre dernier, un tribunal britannique a validé le licenciement d'un salarié d'Apple qui s'était emporté sur Facebook contre une application qui déréglait l'horloge de son smartphone. L'un de ses contacts, salarié de la même entreprise, avait remonté l'information à la hiérarchie. Avec le "réflexe réseaux sociaux" qui a gagné les directions des entreprises, ce genre de cas va se multiplier. LinkedIn, Facebook, Twitter et les autres recèlent des mines d'or de renseignements sur leurs ouailles. Outre les photos, fréquentations et hobbies, les médias sociaux trahissent ce qui se dit tout bas, dans les salons "privés" de Facebook ou les messages codés de Twitter. Pour le meilleur ou pour le pire.
Pas de vie privée sur les "murs" Facebook
Les employeurs sont donc aux aguets. Avec la bénédiction de la jurisprudence qui les autorise à consulter les messages se trouvant sur les "espaces publics" des réseaux sociaux, notamment les "murs" rendus accessibles à un cercle restreint de personnes (amis et amis d'amis). Les tribunaux considèrent en effet que ces contenus diffusés sur un "lieu privé ouvert au public" sont, contrairement aux e-mails personnels, accessibles à l'employeur, le salarié ne pouvant s'abriter derrière le secret des correspondances privées. Et les condamnations pleuvent dès que les propos outrepassent la frontière de la liberté d'expression, du devoir de loyauté ou de l'exercice du droit de libre critique par un salarié de ses conditions de travail.
Après le licenciement pour dénigrement et incitation à la rébellion de trois salariés d'Alten s'étant moqués de leur direction en disant faire partie d'un "club des néfastes" sur leur page Facebook accessible aux "amis d'amis", c'est au tour d'un employé du centre d'appels Webhelp de Caen d'être congédié et poursuivi pour injure devant le tribunal
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